Plongés dans une incertitude économique, de nombreux Français se posent une question délicate dans le domaine de l’immobilier. Faut-il acheter son propre logement ou garder le statut de locataire pour sa flexibilité ? Une étude annuelle réalisée par MeilleursTaux a permis d’apporter de la clarté à ce sujet. Le courtier s’est basé sur un logement de 70 m² dans 32 agglomérations françaises. L’étude s’est alors portée sur les prix d’achat et les coûts de la location.
Avec des taux d’intérêt en baisse à 3,4 % sur 25 ans et un rééquilibre des prix. Un achat définitif offre une rentabilité moyenne de 12 ans et 3 mois en 2026. Sur 32 villes d’études, cette durée s’allonge moins vite dans 24 d’entre elles. Cela est considéré comme une aubaine pour les primo-accédants.
Le top 10 des villes où l'achat paie le plus vite
Imaginez qu’il suffit de 19 mois pour que la rentabilité d’un achat dépasse celle de la location à Mulhouse. Certes, cela fait 4 mois de plus par rapport à l’année 2024. En outre, le prix au m² de 1 259 euros reste un aimant pour les budgets modestes. Saint-Étienne suit de près avec 25 mois malgré une taxe foncière de 1 452 euros pour 70 m². Son prix au m² de 1 226 euros compense largement et attire les familles et les jeunes actifs lassés des loyers grimpants.
Les villes suivantes viennent compléter la liste des villes où l’achat est plus judicieux :
- Limoges (51 mois, +1 mois)
- Le Havre (55 mois, -30 mois)
- Perpignan (64 mois, -14 mois)
- Metz (69 mois, -42 mois)
- Grenoble (83 mois, -109 mois)
- Clermont-Ferrand (89 mois, -37 mois)
- Rouen (91 mois, -77 mois)
- Brest (93 mois, -15 mois)
Pourquoi ces écarts entre les villes ?
Plusieurs leviers favorisent ces écarts entre les villes, à commencer par les taux en berne qui facilitent l’endettement. Un prêt à 3,4 % rend l'achat plus accessible sans sacrifier le budget quotidien. Ensuite, les prix se tassent dans les villes moyennes, où l’offre dépasse souvent la demande spéculative.
L’écart est aussi favorisé par les loyers rigides, les charges de copropriété modérées et le rendement d'un placement alternatif peu reluisant. L’équation penche principalement sur l’achat si l’on prévoit de rester plus de 5 ans.
MeilleursTaux note que ces tendances profitent surtout aux bassins de vie secondaires, loin des métropoles surchauffées. À Clermont-Ferrand, la vitalité économique dope l'emploi stable. À Metz, la proximité de la frontière luxembourgeoise attire les frontaliers. Cela booste la demande sans faire flamber les prix.

Les métropoles où la location reste reine
Paris (253 mois, soit 21 ans et 1 mois), Aix-en-Provence (268 mois, 22 ans et 4 mois) allégrement 18 ans. Ici, les prix sont exorbitants (10 000 euros/m² et plus à Paris) et la fiscalité est lourde. L’encadrement des loyers protège aussi le locataire pendant la durée de location.
D’après Aga Bojarska-Serres (directrice du crédit chez MeilleursTaux), “La cherté et les règles locales allègent la location sur le long terme”. À Aix, un 70 m² à 5 500 euros/m² exige des décennies pour rentabiliser. Pour un cadre parisien muté pour 10 ans, la location évite le piège d’une revente hasardeuse et des frais notariés. Enfin, Bordeaux attire par ses bons vins et son boom touristique qui gonflent tout.
Les perspectives pour 2026
La reprise du marché se profile pour l’année 2026 grâce aux villes accessibles. Toutefois, il faut faire attention avec la durée de l’investissement qui dépend grandement des profils. Les familles nombreuses ou les célibataires mobiles sont les plus attendus sur le marché. Pensez à simuler votre cas avec l’aide d’un courtier. Intégrez l’inflation et les aides comme le PTZ dans les calculs. L’achat va redevenir un pari gagnant dans deux tiers des villes françaises. Mais, il est important de faire le bon choix pour réussir.